Outils et approches thérapeutiques
Comprendre les méthodes proposées et leur déroulement en séance. Au cabinet à Lyon 3ᵉ ou à distance, en téléconsultation.
Psychothérapies structurées et approches complémentaires
Je suis formé à plusieurs formes d'approches et outils thérapeutiques que j'adapte selon les besoins ou difficultés que vous rencontrez et en fonction de ce qui serait important à faire évoluer. Certaines permettent de travailler sur une situation précise ; d’autres donnent davantage de place à votre histoire, à vos relations ou à votre vécu corporel.
THÉRAPIES BRÈVES ET STRUCTURÉES AUTOUR DES PENSÉES ÉMOTIONS & COMPORTEMENTS
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) s’intéressent aux liens entre ce que vous pensez, ce que vous ressentez et ce que vous faites. Elles cherchent notamment à comprendre comment certaines réactions, pourtant destinées à vous protéger, peuvent entretenir une difficulté. Par exemple, éviter de prendre la parole peut soulager momentanément la peur du jugement, tout en renforçant l’appréhension des prochaines prises de parole.
En séance, nous partons de situations précises pour identifier vos interprétations, vos émotions, vos sensations et vos comportements. Nous examinons ensuite d’autres façons de comprendre la situation et d’y répondre. Des exercices progressifs peuvent être proposés entre les séances pour expérimenter ces changements dans votre quotidien.
Pour les situations de prise de parole en public, ces exercices peuvent consister à d'abord poser une question en réunion, puis à exprimer un avis ou à présenter un sujet, selon une progression définie ensemble. Nous comparons ensuite ce que vous craigniez avec ce qui s’est réellement passé, afin de réexaminer vos anticipations et d’ajuster les exercices suivants. L’objectif est de retrouver un plus grand pouvoir d'agir, même lorsqu’une certaine anxiété peut rester présente.
L’efficacité des TCC est notamment étayée par une synthèse publiée en 2025 dans JAMA Psychiatry, réunissant 375 essais randomisés et 32 968 participants. Ses résultats soutiennent leur efficacité pour plusieurs troubles, dont la dépression, les troubles anxieux, les troubles obsessionnels compulsifs et le trouble de stress post-traumatique.
La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) aide à retrouver une liberté de choix lorsque les pensées et les émotions difficiles prennent trop de place. Elle s’intéresse notamment aux stratégies de fuite, de contrôle ou de lutte que vous utilisez pour éviter de souffrir. Ces réactions peuvent avoir un effet anxiolytique sur le moment, mais devenir très contraignantes lorsqu’elles vous éloignent durablement de ce qui compte pour vous.
En séance, nous pouvons utiliser la matrice ACT, un support visuel pour repérer ce que vous ressentez, ce que vous faites pour échapper à l’inconfort et les actions qui vous rapprochent de la vie que vous souhaitez mener. Par exemple, une peur du métro peut s’accompagner de pensées comme « je vais rester coincé » ou « je vais faire un malaise », avec des sensations d’oppression. Pour vous protéger, vous pouvez renoncer au trajet, vérifier constamment les sorties ou chercher à supprimer toute sensation d’anxiété avant de partir. Nous examinons ce que ces stratégies vous apportent immédiatement et ce qu’elles vous coûtent à terme, notamment lorsqu’elles limitent vos déplacements.
Nous explorons ensuite ce que vous souhaitez retrouver grâce aux transports : voir vos proches, rejoindre votre travail ou vous déplacer de façon autonome. Des étapes progressives sont définies ensemble, comme entrer dans une station puis effectuer un court trajet. Vous apprenez à reconnaître les sensations d’anxiété et à considérer les pensées alarmantes comme des pensées, sans les suivre systématiquement comme des certitudes.
L’acceptation consiste à faire une place à l’inconfort lorsqu’il ne peut pas être immédiatement modifié. L’engagement désigne les actions choisies en accord avec ce qui compte pour vous. L’objectif est ainsi de retrouver une marge de décision, sans attendre que toute peur disparaisse. Accepter une émotion ne signifie pas se résigner à une situation injuste ou dangereuse.
Le terme « thérapies brèves » désigne une manière de travailler centrée sur des difficultés et des objectifs définis ensemble, plutôt qu’une durée nécessairement courte. L’accompagnement peut être ponctuel ou se prolonger selon votre situation et les changements recherchés. Les TCC et l’ACT proposent ainsi un cadre structuré, associant échanges, exercices et évaluation régulière de l’évolution.
PSYCHOTRAUMATISME
L’EMDR, ou désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires, permet de travailler sur des souvenirs traumatiques qui continuent à faire souffrir. L’événement est passé, mais son évocation ou certaines situations peuvent encore déclencher une peur intense, des images envahissantes ou des réactions corporelles difficiles à apaiser. Pour s’en protéger, on peut chercher à éviter les pensées, les lieux, les odeurs ou les situations qui le rappellent. Cet évitement peut soulager sur le moment, mais aussi entretenir la souffrance et restreindre la vie quotidienne. Celle-ci peut s’accompagner d’anxiété, de tensions, de douleurs, de troubles digestifs ou du sommeil, d’un repli sur soi ou de conduites addictives. D'ailleurs, ces manifestations ne suffisent pas, à elles seules, à établir un diagnostic de trouble de stress post-traumatique.
L'EMDR commence par un temps de préparation pour comprendre vos difficultés, identifier vos appuis et vous aider à faire face aux émotions qui pourraient survenir pendant les séances. Nous abordons ensuite un souvenir, les pensées, les émotions et les sensations qui lui sont associées, avec des stimulations alternées à droite et à gauche, notamment par des mouvements des yeux. L’objectif n’est pas d’effacer ce qui s’est passé, mais de pouvoir vous en souvenir sans éprouver la même détresse et avec moins de répercussions dans votre vie actuelle.
La thérapie d’exposition par l’écriture (WET) propose une autre manière d’aborder un événement traumatique, à travers un protocole d’écriture structuré en séance. Vous êtes invité à écrire sur l’événement, les pensées et les émotions qui l’accompagnent. Nous discutons au préalable du déroulement de ce travail et de sa pertinence pour votre situation. Il vise à atténuer la souffrance liée au souvenir et à réduire le besoin d’éviter ce qui le rappelle.
COMPRENDRE POURQUOI
L’approche psychodynamique issue des approches psychanalytiques, explore la manière dont votre histoire et vos expériences relationnelles influencent votre vie actuelle. Elle s’intéresse notamment aux conflits intérieurs, aux émotions difficiles à reconnaître et aux façons de se protéger qui peuvent agir sans que vous en ayez pleinement conscience. Vous pouvez, par exemple, souhaiter une relation proche tout en prenant vos distances dès qu’elle devient importante.
En séance, la parole permet de faire des liens entre les situations présentes, les expériences passées et les significations qu’elles prennent pour vous. Ce qui se passe dans la relation avec le thérapeute peut également être exploré : crainte d’être jugé, difficulté à exprimer un désaccord ou besoin d’approbation. Ces éléments servent à mieux comprendre votre fonctionnement et à ouvrir d’autres possibilités de relation.
Dans ma pratique, j’ai ressenti le besoin de compléter cette compréhension par des outils permettant de travailler plus directement sur certaines répétitions, lorsqu’elles persistent même en sachant précisément pourquoi. C’est ce qui m’a conduit à me former à la thérapie des Schémas. J’y ai trouvé une manière d’articuler l’exploration de l’histoire personnelle avec un travail sur les émotions et les réactions dans les situations actuelles.
Dans cette approche, un « schéma » désigne un ensemble durable de croyances, d’émotions et de souvenirs qui influence la façon de se percevoir et d’entrer en relation. Ces schémas se construisent au cours de la vie, notamment lorsque certains besoins affectifs sont insuffisamment satisfaits. Ils peuvent ensuite se réactiver dans des situations actuelles : craindre d’être abandonné, se sentir inférieur ou penser qu’il faut toujours être irréprochable.
Le travail consiste à repérer ces schémas et les réactions qu’ils entraînent, comme s’effacer, éviter la proximité ou chercher à tout contrôler. Il associe échanges, exercices centrés sur les émotions et changements concrets dans le quotidien. L’objectif est de mieux reconnaître vos besoins et de développer des réponses plus souples lorsque les anciennes réactions se déclenchent.
CORPS & ATTENTION
Au fur et à mesure de ma pratique, il m'est apparu que la parole (mettre en mot les maux) ne suffisait pas pour soulager mes patients, je me suis donc formé, en complément de l'EMDR, à des outils et approches psychocorporelles telles que la méditation de pleine conscience (Méthode FOVEA), des exercices de respiration, de relaxation issus notamment de la sophrologie. Ils permettent de placer son attention à ce qui se passe dans l’instant : les pensées qui reviennent, une émotion, une tension ou un mouvement. Il ne s’agit pas de faire le vide ni de réussir à se détendre à tout prix.
Par exemple, cela consiste à se focaliser sur l’interoception, c’est-à-dire la perception des signaux internes du corps, comme la respiration ou la température du pied ; ou encore sur la proprioception concerne la perception de la position et des mouvements du corps. Ces exercices sont proposés progressivement. Parfois l’attention au corps devient inconfortable, il est alors possible de varier avec des exercices sur l'environnement autour du corps.
L’ hypnose thérapeutique mobilise l’attention, l’imagination et les perceptions pour aider le patient à explorer son vécu et ses ressources. Elle peut être utilisée dans une thérapie brève centrée sur des objectifs définis ensemble, ou intégrée à d’autres approches psychothérapeutiques. Les séances sont personnalisées selon les besoins, le rythme et les réactions de chacun·e. L’auto-hypnose peut compléter le travail réalisé avec une autre approche. L’hypnose ne constitue toutefois pas une solution magique : ses bénéfices varient selon les personnes et les difficultés, sans garantie d’une thérapie plus rapide ou plus efficace. Contrairement à l'image que nous avons de l'hypnose de spectacle, vous restez en mesure de communiquer avec le thérapeute, d’accepter ou de refuser une proposition et bien sûr d’interrompre l’exercice
L’EFT, ou technique de libération émotionnelle, associe des tapotements (stimulation) sur certains points du visage et du haut du corps, traditionnellement décrits comme des points d’acupression, à un travail sur une émotion ou une situation difficile. Pendant la pratique, vous identifiez ce que vous ressentez et observez l’évolution de votre inconfort. Cette technique vise à atténuer la détresse émotionnelle. Guidé par le thérapeute, vous apprenez progressivement à pratiquer ces gestes sur vous-même.
SOUFFRANCE AU TRAVAIL
Mes consultations spécialisée en souffrance au travail m’amènent à être attentif aux conditions dans lesquelles les difficultés professionnelles se sont installées. En séance, vous pouvez revenir sur des situations précises : une relation qui se dégrade, des demandes auxquelles vous ne parvenez plus à répondre, des humiliations ou une mise à l’écart. Nous cherchons à comprendre leur enchaînement, leurs effets sur votre santé et ce qui vous a permis de tenir jusque-là.
Quitter un poste ou être en arrêt maladie ne suffit pas toujours à se dégager suffisamment de ce qui a été vécu.
La psychodynamique du travail aide à comprendre ce que votre métier engage pour vous : le plaisir de bien faire, la reconnaissance de vos compétences, les liens avec vos collègues, mais aussi les compromis auxquels vous êtes contraint. La souffrance peut apparaître lorsque vous ne pouvez plus travailler comme vous l’estimez nécessaire, ou lorsque ce que l’on vous demande heurte vos valeurs ou votre éthique. Il devient alors important de pouvoir parler de ce travail empêché, de ce que vous tentez de préserver et surtout de ce que cela vous coûte.
APPROCHE SYSTEMIQUE
L’approche systémique considère la personne dans ses relations avec son entourage et son environnement. Elle s’intéresse à la façon dont les réactions de chacun s’influencent et peuvent entretenir une difficulté. Par exemple, plus une personne demande à être rassurée, plus l’autre se retire ; ce retrait renforce alors l’inquiétude et les demandes de réassurance.
Le travail consiste à repérer ces enchaînements, les règles implicites, les rôles et les attentes dans les relations. Il permet d’explorer d’autres façons de communiquer, de poser des limites ou de répondre à une situation. Cette approche peut être utilisée en consultation individuelle, en couple ou en famille. Examiner les interactions ne signifie pas attribuer une responsabilité égale à chacun, notamment lorsqu’il existe des violences.
Le choix de ces approches repose sur une évaluation de votre situation, de vos attentes et des connaissances scientifiques disponibles pour chaque difficulté. Les outils proposés vous sont expliqués afin que vous puissiez comprendre leur objectif et participer aux décisions concernant votre suivi. Ils sont ajustés avec vous, dans le respect de votre rythme, et leur utilité est réévaluée au fil des séances.
