Thérapies & Consultations à Lyon

Je propose des consultations psychologiques et psychothérapeutiques pour adultes, au sein de mon cabinet situé à Lyon ou à distance. Mon accompagnement s’adapte à la singularité de chaque situation et peut concerner des difficultés émotionnelles, relationnelles ou professionnelles, des périodes de transition, des événements de vie éprouvants (traumatismes) ou des problématiques plus anciennes. Ma pratique s’appuie sur une approche intégrative associant psychologie clinique, thérapies brèves et approches psychocorporelles.

Modalités

  • Les disponibilités sont mises à jour régulièrement sur Doctolib et dans le calendrier du site
  • Certains créneaux sont réservés aux demandes urgentes. Pour en bénéficier, contactez-moi directement par téléphone ou sms au +33780279149
  • Les consultations au cabinet ont lieu au 129 avenue de Saxe, à Lyon 3ᵉ et vous recevrez les instructions d'accès au cabinet et code d'accès à l'immeuble le jour du premier rendez-vous
  • Les consultations à distance se déroulent en visioconférence sur WhatsApp ou Teams, ou par téléphone
  • Tout rendez-vous annulé sans justificatif moins de 72h à l’avance est dû (sauf cas d’urgence)
  • La fréquence des séances est définie ensemble, selon vos besoins et vos disponibilités

Tarifs

  • Première consultation : 100 € (1h10)
  • Consultation suivi : 90 € (50 minutes)
  • Consultation suivi visio : 85€
  • Possibilité d'un premier échange téléphonique pour préciser votre besoin ou afin d'obtenir des réponses à vos différentes questions : gratuit pour 10 minutes
  • Les tarifs indiqués sont fixes et ne sont pas négociables
  • Je ne souscris pas au dispositif « Mon soutien psy »
  • Une facture peut toutefois vous être remise pour une éventuelle prise en charge par votre mutuelle, selon les conditions de votre contrat
  • Paiement en espèces, par virement bancaire ou par chèque, Le paiement des consultations à distance s’effectue uniquement par virement bancaire et doit être validé avant le rendez-vous

Cadre thérapeutique

  • Le cadre thérapeutique repose avant tout sur la qualité de l’alliance thérapeutique, c’est-à-dire sur la construction d’une relation de confiance, suffisamment sécurisante pour permettre l’exploration du vécu, des émotions, des difficultés relationnelles et des modes de fonctionnement du patient
  • Cette alliance constitue le socle du travail clinique et permet d’ajuster les interventions au rythme, aux besoins et aux objectifs de chacun
  • Au centre de l'intervention, le respect de la déontologie et le principe « primum non nocere », d’abord ne pas nuire, afin de préserver la dignité, l’autonomie et l’intégrité psychique du patient
  • Pour des raisons éthiques, le psychologue peut décider de ne pas intervenir ou de mettre fin à l’accompagnement, en veillant à proposer, si possible, une orientation adaptée

Pour quelles difficultés ?

Thérapies brèves TCC

Je suis amené à utiliser différentes approches, choisies selon les difficultés que vous rencontrez et les objectifs que nous définissons ensemble. Ces approches permettent de travailler sur vos pensées, vos émotions, vos comportements, vos sensations corporelles et votre manière d’entrer en relation avec les autres.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) aident à repérer les pensées et les habitudes qui entretiennent certaines difficultés. Par exemple, éviter une situation qui suscite de l’anxiété peut soulager sur le moment, mais renforcer la peur à long terme. La thérapie consiste à mieux comprendre ces mécanismes, à examiner les pensées qui les accompagnent et à expérimenter progressivement d’autres façons de réagir. Des exercices sous la forme des méthodes d'exposition peuvent être proposés entre les séances pour mettre en pratique ce qui a été travaillé ensemble.

L’EMDR, ou désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires, vise à réduire la détresse associée à des souvenirs traumatiques. Après une phase de préparation, la thérapie porte sur un souvenir et sur les émotions, les pensées et les sensations corporelles qui lui sont liées. Le thérapeute utilise des stimulations bilatérales alternées à droite et à gauche, notamment des mouvements des yeux. L’objectif est que le souvenir puisse être évoqué avec moins de détresse et qu’il ait moins d’impact sur la vie actuelle.

La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) aide à modifier votre relation aux pensées et aux émotions difficiles. Vous apprenez à les reconnaître et à leur laisser une place, sans qu’elles déterminent systématiquement vos choix. Accepter une émotion ne signifie pas se résigner à une situation : il s’agit de pouvoir agir même lorsqu’un inconfort est présent. La matrice ACT aide à identifier ce qui compte pour soi, les pensées et émotions difficiles, les comportements utilisés pour éviter l’inconfort et les actions qui rapprochent de ses valeurs. Elle permet de prendre du recul et de choisir des actions adaptées, même lorsque l’anxiété ou d’autres émotions difficiles sont présentes.

L’EFT, ou technique de libération émotionnelle, associe des tapotements (stimulation) sur certains points du visage et du haut du corps, traditionnellement décrits comme des points d’acupression, à un travail sur une émotion ou une situation difficile. Pendant la pratique, vous identifiez ce que vous ressentez et observez l’évolution de votre inconfort. Cette technique vise à atténuer la détresse émotionnelle. Guidé par le thérapeute, vous apprenez progressivement à pratiquer ces gestes sur vous-même.

L’hypnose thérapeutique mobilise l’attention, l’imagination et les perceptions pour aider le patient à explorer son vécu et ses ressources. Elle peut être utilisée dans une thérapie brève centrée sur des objectifs définis ensemble, ou intégrée à d’autres approches psychothérapeutiques. Les séances sont personnalisées selon les besoins, le rythme et les réactions de chacun·e. L’auto-hypnose peut compléter le travail réalisé avec une autre approche. L’hypnose ne constitue toutefois pas une solution magique : ses bénéfices varient selon les personnes et les difficultés, sans garantie d’une thérapie plus rapide ou plus efficace. Contrairement à l'image que nous avons de l'hypnose de spectacle, vous restez en mesure de communiquer avec le thérapeute, d’accepter ou de refuser une proposition et bien sûr d’interrompre l’exercice.

La thérapie des schémas aide à comprendre des façons de penser, de ressentir et d’entrer en relation qui se répètent et peuvent devenir sources de souffrance. Ces modes de fonctionnement peuvent s’être construits au fil des expériences de vie, notamment lorsque certains besoins affectifs n’ont pas été suffisamment satisfaits. La thérapie consiste à repérer les situations qui les déclenchent, à comprendre les réactions qu’ils entraînent et à développer des réponses plus adaptées à vos besoins actuels.

Le choix de ces approches repose sur une évaluation de votre situation, de vos attentes et des connaissances scientifiques disponibles pour chaque difficulté. Les outils proposés vous sont expliqués afin que vous puissiez comprendre leur objectif et participer aux décisions concernant votre suivi. Ils sont ajustés avec vous, dans le respect de votre rythme, et leur utilité est réévaluée au fil des séances.

Responsabilités, exigences élevées & pression de réussite

Vous réussissez dans votre vie professionnelle, vos études ou vos compétitions sportives, mais vous vous sentez anxieux·se, épuisé·e ou constamment sous pression ? Vous avez du mal à récupérer, à déléguer ou à vous sentir à la hauteur malgré vos résultats ? La recherche de performance prend le pas sur votre santé, vos relations ou ce qui donne du sens à votre vie ?

Dans ma pratique, j’ai accompagné des personnes dont la réussite visible coexistait avec une souffrance difficile à exprimer : fatigue persistante, troubles du sommeil, irritabilité, peur de l’échec, sentiment d’illégitimité ou perte de sens. Ces situations ont concerné des personnes exerçant des responsabilités professionnelles importantes, des étudiant·es engagé·es dans des cursus exigeants et des sportif·ves confronté·es aux enjeux de la compétition. Derrière des parcours différents se retrouvaient des difficultés à ralentir, à reconnaître leurs limites ou à demander du soutien, avec le sentiment de devoir constamment faire leurs preuves. Chez certains cadres accompagnés, cette difficulté à décrocher se poursuivait la nuit : préparer mentalement une réunion, repenser à une décision, anticiper un examen ou une compétition. Le repos devenait lui-même un enjeu de performance, avec l’obligation de “bien dormir” pour être efficace le lendemain. Les séances ont permis d’aborder ces ruminations, la culpabilité à interrompre son activité et la place laissée à la récupération.

Cela se confirme dans la littérature scientifique et notamment dans une enquête de l’Apec menée en 2025 auprès de 2 000 cadres salarié·es du secteur privé, 58 % des managers déclarent ressentir au moins parfois un stress intense dans leur activité professionnelle. Parmi l’ensemble des cadres interrogé·es, 60 % rapportent au moins occasionnellement une fatigue intense ou un manque d’énergie, et 54 % des insomnies ou troubles du sommeil. Ces ressentis ne constituent pas, à eux seuls, des diagnostics de burn-out. (Apec, 2025) Dans les parcours étudiants, 36 % des étudiant·es présentaient des signes de détresse psychologique dans les quatre semaines précédant l’enquête Conditions de vie de 2023, toutes filières couvertes confondues. (Ministère de l’Enseignement supérieur, données OVE) Face à ces difficultés, j’ai aidé les personnes reçues à comprendre comment la pression s’installait dans leur quotidien. Les outils issus des thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont permis d’examiner des pensées comme « je ne dois jamais me tromper », « si je ralentis, je vais perdre ma place » ou « demander de l’aide serait un signe de faiblesse ». La psychoéducation a servi à éclairer les liens entre stress, manque de récupération et surinvestissement, ainsi que les réactions qui entretenaient cet équilibre coûteux.

Lorsque les exigences dépassaient la situation présente et que l’estime de soi dépendait fortement des résultats, j’ai approfondi cette compréhension à l’aide de la thérapie des schémas de Jeffrey Young, notamment autour des exigences élevées et de la recherche d’approbation. Les échanges ont porté sur la construction de ces attentes, leur place dans l’histoire familiale et sociale, et la manière dont elles se réactivaient dans les études, les responsabilités professionnelles ou les compétitions sportives.

Chez certaines personnes accompagnées, l’estime de soi était étroitement liée aux résultats obtenus et à la reconnaissance reçue. Une réussite apportait un soulagement temporaire, tandis qu’une erreur, une critique ou la comparaison avec un·e collègue, un·e étudiant·e ou un·e concurrent·e suffisait à remettre en cause leur valeur personnelle. Les séances ont permis d’explorer cette autocritique, la tendance à minimiser ses compétences et le sentiment de devoir toujours prouver sa légitimité.

Cette recherche de reconnaissance se traduisait aussi par une difficulté à dire non : accepter une mission supplémentaire, rester disponible malgré la fatigue ou renoncer à demander de l’aide par peur de décevoir. J’ai accompagné l’apprentissage d’une affirmation de soi adaptée aux contraintes professionnelles, universitaires ou sportives : exprimer une limite, demander des moyens, discuter une priorité ou reconnaître qu’une charge dépasse ses possibilités. Il s’agissait aussi de pouvoir traverser un désaccord ou une déception sans les interpréter systématiquement comme la preuve d’une insuffisance personnelle.

Cette exploration s’est également appuyée sur la notion de surmoi, qui désigne, dans la théorie psychanalytique, l’intériorisation des interdits, des règles et des exigences morales. Chez certaines personnes, une critique intérieure persistante rendait le repos culpabilisant et les réussites rarement suffisantes. J’ai accompagné la mise en mots de ces injonctions afin de mieux distinguer les aspirations personnelles des obligations ressenties et de questionner l’idée selon laquelle il faudrait toujours davantage réussir pour mériter de la reconnaissance.

Concrètement, les séances ont permis de revenir sur des situations telles qu’une remarque professionnelle, un résultat d’examen ou une contre-performance sportive. Nous avons exploré ce qu’elles suscitaient : multiplication des vérifications, prolongation des révisions, intensification des entraînements ou renoncement au repos malgré la fatigue. À partir de ces situations, j’ai soutenu l’expérimentation de changements progressifs : ajuster les objectifs, déléguer, exprimer un besoin, poser une limite et préserver des temps de récupération. Selon les besoins, la régulation respiratoire et la relaxation ont complété cet accompagnement pour aborder les manifestations corporelles du stress. Tout au long des consultations, j’ai tenu compte des contraintes réelles de l’environnement professionnel, universitaire ou sportif. L’accompagnement a ainsi porté sur la possibilité de préserver sa santé et ses relations, de retrouver du sens et de faire une place à ses besoins, sans que chaque difficulté ou résultat décevant remette en cause sa valeur personnelle.

Relations, attachement, séparation & deuil

Vous avez peur que l’autre vous quitte, besoin d’être constamment rassuré, ou tendance à vous oublier pour préserver la relation ? Vous vivez une séparation douloureuse ou avez le sentiment de revivre les mêmes histoires ? Vous avez perdu un·e proche et vous cherchez un espace pour parler de son absence et de ce que cette perte bouleverse dans votre vie ?

Les difficultés relationnelles peuvent concerner la vie affective, familiale ou professionnelle : séparation amoureuse, dépendance affective, impacts sur l'estime de soi ou sur l'affirmation de soi, peur de l’abandon, relations conflictuelles, difficulté à poser des limites, sentiment de rejet ou répétition de relations insatisfaisantes voire toxiques. La thérapie permet de comprendre ce qui se joue dans ces situations, en explorant les liens entre votre histoire, vos besoins affectifs et votre manière actuelle d’entrer en relation. Ce type d'accompagnement se centre sur la théorie de l’attachement développée par John Bowlby, qui éclaire la façon dont les premières relations contribuent à construire nos attentes envers les autres et notre sentiment de sécurité.

En effet, la manière d’entrer en relation est également liée au regard que l’on porte sur soi. Dans les accompagnements, j’ai rencontré des personnes qui doutaient de la légitimité de leurs besoins, se comparaient aux autres ou craignaient de décevoir dès qu’elles exprimaient un désaccord. Dire oui malgré la fatigue, taire une préférence ou accepter une situation inconfortable pouvait alors devenir une façon de préserver le lien, au prix d’un effacement de soi et parfois d’un ressentiment.

À partir de situations concrètes, les consultations ont permis de repérer l’autocritique et les anticipations de rejet, puis d’expérimenter une expression plus claire des besoins et des limites. L’affirmation de soi consiste à pouvoir demander, refuser ou exprimer un désaccord tout en respectant l’autre. Nous avons également exploré la culpabilité qui pouvait accompagner ces changements, en tenant compte du comportement réel de l’entourage et de la sécurité de la relation.

La psychoéducation permet de comprendre comment ces attentes peuvent se manifester dans les relations adultes : rechercher fréquemment des signes de réassurance, anticiper le rejet ou prendre de la distance pour se protéger d’une proximité vécue comme menaçante. Ces tendances ne constituent pas des catégories figées ; elles sont explorées à partir de votre vécu et de la réalité de vos relations.

Au-delà des séparations, la perte d’un·e proche peut bouleverser les repères affectifs et la manière d’envisager l’avenir. Les consultations offrent un espace pour évoquer la personne décédée, la relation partagée et les émotions parfois contradictoires qui accompagnent son absence : tristesse, colère, culpabilité, soulagement ou sentiment d’injustice. L’accompagnement respecte la singularité du lien et le rythme de chacun·e, sans imposer d’étapes ni de calendrier. Il permet de trouver progressivement une manière de vivre avec cette perte, tout en préservant une place pour le lien à la personne disparue.

Ensuite, lorsque la crainte de perdre le lien occupe une place centrale, cette compréhension peut être approfondie avec la thérapie des schémas de Jeffrey Young, notamment autour du schéma d’abandon et d’instabilité. Celui-ci correspond à l’attente que les personnes importantes ne puissent pas rester durablement présentes ou disponibles sur le plan affectif. Une distance, un désaccord ou une absence temporaire peuvent alors être vécus comme les signes d’une rupture imminente.

Par exemple, un message laissé sans réponse peut susciter la pensée « je ne compte plus pour lui », une forte anxiété et des appels répétés, ou au contraire un retrait pour éviter d’être blessé. Nous explorons ce que cette situation réveille, les besoins qu’elle met en jeu et la manière dont les réactions de protection peuvent entretenir les tensions. Selon votre situation, des exercices d’imagerie et un travail sur les expériences relationnelles significatives peuvent être proposés pour développer un sentiment de sécurité et des réponses plus ajustées. Dans le prolongement de ce travail, l’ACT, ou thérapie d’acceptation et d’engagement, peut aider à prendre du recul face aux pensées d’abandon et à traverser l’incertitude sans chercher immédiatement à la supprimer. Il devient alors possible de choisir comment agir : exprimer votre besoin de proximité, poser une limite ou prendre le temps d’évaluer la situation, en accord avec ce qui compte pour vous dans une relation.

L’accompagnement tient compte du comportement réel de l’autre et de la sécurité du lien. Il vise à vous aider à reconnaître vos besoins, à assouplir les réactions qui vous font souffrir et à construire des relations plus satisfaisantes, ou à traverser une séparation dans le respect de votre rythme.

Burn-out & souffrance éthique

Vous avez le sentiment de ne jamais en faire assez, malgré des journées qui s’allongent et un investissement constant ? Vous êtes épuisé, mais l’idée de vous arrêter vous fait culpabiliser ou craindre le regard des autres ?

Je reçois les personnes confrontées à un épuisement professionnel, une surcharge mentale, un stress persistant, une perte de sens ou des relations de travail devenues difficiles. L’accompagnement part de votre expérience concrète : ce qui vous est demandé, les moyens dont vous disposez, les efforts que vous fournissez et ce que cette situation vous coûte. Il permet de comprendre comment l’épuisement s’est installé, parfois progressivement, alors que vous tentiez de maintenir votre engagement et la qualité de votre travail. Comprendre ce processus suppose d’examiner aussi les conditions dans lesquelles vous exercez. Lorsque les tâches s’accumulent, que les priorités restent floues ou que les moyens diminuent, vous pouvez chercher à compenser en travaillant davantage, puis vous reprocher de ne plus y parvenir. Une difficulté organisationnelle finit ainsi par être vécue comme une défaillance personnelle. Le modèle du stress professionnel de Robert Karasek aide à éclairer cette situation : des exigences élevées sont particulièrement éprouvantes lorsqu’elles s’accompagnent d’une faible possibilité de décider comment réaliser son travail. Disposer d’autonomie, pouvoir hiérarchiser les tâches et bénéficier de soutien constituent des ressources, sans pour autant rendre toute surcharge supportable.

Au-delà de la quantité de travail, la souffrance peut également venir du sentiment de ne plus pouvoir exercer son métier comme on l’estime nécessaire. C’est ce que permettent d’explorer les travaux d’Yves Clot sur le pouvoir d’agir : les possibilités d’influencer son activité, de discuter des critères du travail bien fait et de participer à la transformation des situations qui posent problème. Vous pouvez, par exemple, savoir qu’une tâche exige davantage de temps tout en étant contraint de l’accomplir dans un délai incompatible avec la qualité attendue. La répétition de ces arbitrages peut nourrir un sentiment d’impuissance et une perte de sens. L’accompagnement cherche alors à rendre ces contradictions compréhensibles et à identifier les marges de manœuvre et les appuis individuels ou collectifs accessibles. Cette compréhension est essentielle lorsque l’épuisement impose de s’arrêter. Malgré la fatigue, vous pouvez avoir le sentiment d’abandonner vos collègues, de décevoir votre hiérarchie ou de ne pas être à la hauteur. La culpabilité et la honte peuvent alors prolonger votre engagement au-delà de vos capacités ou rendre le repos difficile. L’arrêt de l’activité ne suffit pas toujours à retrouver du repos car le sommeil n'est pas toujours réparateur voire certaines insomnies persistent. C'est le signe que vous restez mentalement pris·e dans les situations professionnelles : conversations rejouées, messages anticipés, inquiétudes concernant la reprise. Les nuits peuvent alors devenir un prolongement de cette tension. L’accompagnement permet de mettre en mots ces préoccupations et de retrouver progressivement des espaces de récupération, en tenant compte des difficultés encore présentes dans l’environnement professionnel.

Le travail thérapeutique explore ces émotions et les exigences auxquelles elles sont liées : devoir toujours tenir, rester disponible, prouver sa valeur ou ne jamais mettre les autres en difficulté. Il aide à distinguer votre responsabilité professionnelle de ce que vous ne pouvez pas compenser seul, et à reconnaître vos limites sans les vivre comme une faute. À partir de là, l’accompagnement vise à restaurer progressivement vos ressources et à préparer des choix compatibles avec votre santé. Il peut se poursuivre pendant un arrêt maladie, un CLM ou un CLD, une période de préparation au reclassement (PPR), puis lors d’une reprise ou d’un maintien dans l’emploi. Lorsque les conditions de travail ne permettent plus un engagement soutenable, il peut également soutenir une réorientation ou une transition professionnelle. La réflexion porte alors sur ce qui doit changer, dans votre rapport au travail comme dans ses conditions d’exercice, pour éviter de retrouver la même situation. Je travaille en lien avec différents cabinets de bilan de compétences, j'accompagne des patients avant et après leur bilan de compétences

TND, HPI, TDAH, TSA sans DI, TAG, TOC, TPST TSPT chez l’adulte : Comprendre ses difficultés au-delà des étiquettes

Vous avez du mal à savoir ce qui vous traverse, à supporter les discussions à la machine à café, à organiser vos journées ou à terminer ce que vous commencez ? Vous vous reconnaissez dans des ouvrages sur le HPI, ou encore sur le "HPE", l’hypersensibilité ou le TDAH, mais vous ne savez pas ce qui explique vos difficultés ?

De nombreux adultes viennent me consulter avec ces interrogations, sans avoir bénéficié d’une évaluation clinique approfondie. Les lectures et les témoignages peuvent aider à mettre des mots sur une expérience longtemps incomprise. Lorsque plusieurs descriptions semblent correspondre, ils peuvent toutefois laisser une incertitude sur la nature des difficultés et l’accompagnement à envisager. Nous reprenons alors ces questionnements à partir de votre vécu, sans considérer vos premières hypothèses comme un diagnostic établi. Cette exploration tient compte de votre parcours scolaire, professionnel et relationnel, de l’ancienneté des difficultés et de leur retentissement au quotidien. Nous examinons également comment vous avez compensé pendant toutes ces années, la place actuelle de l’anxiété, de la fatigue, de la surcharge et des expériences traumatiques. Par exemple, perdre le fil d’une conversation peut survenir lorsque votre attention est mobilisée par des inquiétudes, lorsque vous restez en alerte face à votre environnement ou lorsque vous présentez des difficultés attentionnelles anciennes. Ces manifestations peuvent se ressembler, et parfois se cumuler, tout en nécessitant des réponses différentes.

Lorsque cette exploration fait apparaître l’hypothèse d’un trouble du neurodéveloppement, une orientation spécialisée peut être proposée. Je ne réalise pas de diagnostic de TND. La HAS souligne l’importance de professionnels formés au trouble concerné : sa note de cadrage sur le TDAH de l’adulte identifie notamment les médecins psychiatres ayant acquis une compétence dans son diagnostic et sa prise en charge ; ses recommandations sur l’autisme de l’adulte préconisent une démarche diagnostique et d’évaluation pluridisciplinaire. Le parcours dépend donc du trouble suspecté et de votre situation.

Pendant que ces questions autour du diagnostic sont approfondies, le travail thérapeutique peut déjà porter sur ce qui vous met en difficulté. Les frontières entre vie personnelle et professionnelle peuvent notamment devenir poreuses : vous restez disponible en dehors des horaires de travail, acceptez des demandes malgré la fatigue ou repoussez vos propres besoins par peur de décevoir. La surcharge s’installe alors, tandis que la culpabilité rend difficile le fait de dire non. Nous explorons ce qui entretient cette disponibilité et travaillons l’affirmation de soi, en tenant compte des contraintes réelles de votre environnement, sans attribuer d’emblée ces difficultés à un TND. L’accompagnement permet ainsi de construire des réponses adaptées : travailler sur l’anxiété ou les conséquences d’expériences traumatiques, développer des stratégies d’organisation, reconnaître les signes de surcharge et poser des limites plus protectrices. Lorsqu’un diagnostic est posé tardivement, la thérapie peut également aider à élaborer le soulagement, la colère ou la tristesse qu’il suscite, à revisiter votre parcours et à reconnaître les efforts longtemps restés invisibles. L’objectif est de mieux comprendre votre fonctionnement pour trouver des ajustements concrets dans votre vie personnelle, relationnelle et professionnelle.

Expatriation, retour & transitions internationales

Vous vivez à l’étranger, vous vous installez en France ou vous préparez un retour et recherchez un accompagnement psychologique en français, à distance, pour traverser ces changements et retrouver vos repères ?

Je reçois les personnes expatriées, impatriées ou en situation de retour afin de mettre en perspective ces expériences, d’accompagner les processus d’adaptation et de soutenir la construction de nouveaux repères personnels, affectifs et professionnels. Mon activité a notamment inclus l’accompagnement d’étudiant·es, de salarié·es et d’enseignant·es-chercheur·ses originaires du Liban, du Canada ou encore du Maroc venu·es s’installer en France, ainsi que de Français·es expatrié·es à Londres, Genève, Berlin ou Porto.

L’expatriation comme le retour peuvent entraîner des transformations identitaires, relationnelles, familiales et professionnelles parfois difficiles à anticiper. L’éloignement des proches, l’adaptation culturelle, l’isolement, les changements de statut, les difficultés conjugales ou la perte de repères peuvent fragiliser les équilibres construits. Le retour peut également susciter un sentiment de décalage face à un environnement devenu moins familier.

Cet accompagnement s’adresse plus largement aux personnes engagées dans des parcours de mobilité internationale : études ou recherche à l’étranger, missions professionnelles, entrepreneuriat, travail humanitaire, installation en couple ou en famille, rapprochement avec un·e partenaire ou préparation d’un retour. Elle a pu notamment concerner des professionnel·les travaillant à l’international au sein d’organisations humanitaires comme Handicap International, ou Médecins Sans Frontières, ainsi que d’entreprises comme TotalEnergies ou la compagnie aérienne Emirates. Les consultations offrent un espace pour aborder les exigences du travail, l’éloignement familial, les changements de cadre de vie ou les difficultés rencontrées pendant une mission et au retour.

J'accueille également les patients binationaux et les personnes vivant entre plusieurs pays, dont les questionnements peuvent porter sur l’appartenance culturelle, la transmission familiale, la place de chacun·e ou la continuité des liens avec les proches.

L’éloignement peut aussi rendre un deuil particulièrement difficile à traverser : apprendre un décès, un accident, une maladie à distance, ne pas pouvoir être présent·e auprès d’un proche en fin de vie, participer aux obsèques ou partager les rituels familiaux. Les consultations en français et à distance permettent d’aborder l’absence, la culpabilité éventuelle et le sentiment d’être seul·e avec sa peine, en tenant compte des appartenances culturelles et des façons personnelles de vivre le deuil.

Solitude, anxiété sociale & rencontres

Vous vous sentez seul·e, même lorsque vous échangez régulièrement en ligne ? Depuis les confinements, vous avez perdu certains repères et les rencontres vous semblent plus difficiles ? Vous vous demandez si votre besoin de solitude correspond à votre tempérament ou si la peur des autres vous empêche de vivre les relations que vous souhaitez ?

J’accueille les personnes confrontées à l’isolement, au sentiment de décalage et aux difficultés à nouer des relations amicales ou amoureuses. Ces questions concernent tout particulièrement les patients de 16 à 32 ans, qui ont pu traverser la période du Covid à des âges charnières : enfance, adolescence, premières relations, études supérieures ou entrée dans la vie professionnelle. Les interruptions de scolarité, les cours à distance et la disparition des rencontres spontanées ont pu bouleverser la construction de leurs repères. Pour certain·es, le confinement a été vécu comme une expérience traumatique ; ce vécu est exploré individuellement, sans présumer d’un trouble psychotraumatique. Les études de Santé publique France ont documenté une dégradation de la santé mentale des adolescent·es et des jeunes adultes pendant cette période.

À ces étapes de la vie, les liens sociaux participent à la construction de l’identité, à l’autonomie et au sentiment d’appartenance. Lorsque la solitude devient subie, retrouver des échanges et une place auprès des autres peut être vécu comme une nécessité vitale. Les consultations permettent de mettre en mots ce manque, mais aussi la honte, la peur du rejet ou le sentiment d’avoir « pris du retard » dans sa vie relationnelle.

Mes consultations permettent également d’aborder l’expérience des applications de rencontre : difficulté à se présenter, appréhension du premier rendez-vous, échanges qui s’interrompent sans explication ou déception face à des attentes différentes. Lorsque les réponses, les “matchs” ou leur absence deviennent une mesure de sa valeur personnelle, ces expériences peuvent renforcer le doute et la peur du rejet. Nous explorons la place de ces applications dans votre vie, vos attentes et vos limites, afin de soutenir des rencontres plus accordées à vos besoins, en ligne comme ailleurs.

Dans cette exploration, il est essentiel de distinguer l’introversion de l’anxiété sociale. Apprécier le calme, préférer quelques relations proches ou avoir besoin de récupérer après des interactions ne constitue pas un trouble. L’anxiété sociale se caractérise plutôt par une peur intense et persistante d’être jugé·e, humilié·e ou rejeté·e, qui conduit à éviter certaines situations ou à les traverser avec une forte détresse. L’évaluation tient compte de la durée, généralement au moins six mois, de la souffrance et des répercussions sur les études, l’activité professionnelle ou les relations. Le nombre d’ami·es ou de sorties ne suffit donc pas à distinguer un tempérament d’un trouble clinique.

Cette distinction prend également son sens lorsque l’organisation professionnelle réduit les occasions de rencontre. Le télétravail peut faciliter l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, tout en accentuant l’isolement lorsqu’il devient exclusif, imposé ou insuffisamment accompagné. Cela concerne notamment certaines personnes exerçant dans l’informatique et les métiers du numérique, dont l’activité se déroule principalement à domicile. Les échanges fonctionnels à distance peuvent alors laisser peu de place aux conversations informelles, au soutien collectif et aux liens qui se construisent au quotidien. L’INRS identifie le sentiment d’isolement parmi les risques associés au télétravail.

Lorsque les occasions de sociabilisation se raréfient, chaque rencontre peut devenir plus chargée d’enjeux. Envoyer un message, rejoindre un groupe ou accepter un rendez-vous amoureux peut susciter des pensées comme « je ne saurai pas quoi dire » ou « je vais être de trop ». Les consultations permettent d’explorer ces anticipations, les expériences relationnelles qui les nourrissent et les réactions d’évitement qui peuvent entretenir la solitude. Des outils issus des TCC, des exercices d’affirmation de soi et des expériences progressives de rencontre peuvent soutenir la reprise de liens, à un rythme adapté. L’accompagnement vise à retrouver des possibilités de relation qui vous correspondent : renouer avec des proches, construire des amitiés, explorer les rencontres amoureuses ou retrouver une vie sociale en dehors des écrans. Il respecte votre tempérament, vos besoins de solitude et vos limites, tout en vous aidant à desserrer la place de la peur lorsque celle-ci restreint vos choix.

LGBTQIA+, personnes racisées & expériences de discrimination

Comment trouver un espace d’écoute respectueux de son identité, de son parcours et de sa vie familiale, où aborder son vécu et les difficultés liées aux discriminations ?

Les discriminations peuvent s’appuyer sur des mécanismes de catégorisation sociale qui conduisent à distinguer « nous » et « les autres ». L’autofavoritisme, également appelé favoritisme envers son groupe d’appartenance ou endofavoritisme, consiste à accorder davantage de confiance, de valeur ou d’avantages aux personnes perçues comme appartenant à son propre groupe. L’allodéfavoritisme désigne la tendance à juger plus négativement ou à désavantager celles qui sont perçues comme appartenant à un autre groupe. Ces mécanismes peuvent nourrir les préjugés et contribuer aux discriminations, sans être nécessairement conscients ni systématiquement associés.

Je propose un espace thérapeutique pensé comme une « safe place » ouverte à tou·tes, un cadre accueillant, confidentiel et sans jugement, où chaque personne peut parler librement de son vécu et de ses difficultés. Cette démarche repose sur le respect de la personne, quels que soient son orientation sexuelle, son identité de genre, son origine, sa situation familiale ou son parcours de vie. Une attention particulière est portée aux expériences de discrimination, afin que chacun·e puisse se sentir entendu·e et reconnu·e dans sa singularité.

Les consultations peuvent notamment concerner les questionnements identitaires, le coming out, les relations affectives ou familiales, ainsi que les conséquences psychologiques du racisme, des LGBTQIAphobies (lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, personnes transgenres, personnes queer ou en questionnement, personnes intersexes, personnes asexuelles ou aromantiques et autres orientations sexuelles et identités de genre qui ne sont pas explicitement représentées dans le sigle), du rejet, du harcèlement ou des violences. En France, 4 800 infractions anti-LGBTQIA+ ont été enregistrées par la police et la gendarmerie en 2024. Par ailleurs, selon un rapport publié en 2026, 41 % des jeunes perçu·es comme noir·es, arabes ou maghrébin·es déclarent avoir subi une discrimination dans leur recherche d’emploi au cours des cinq dernières années.

L’accompagnement est également ouvert aux personnes concernées par l’homoparentalité, qu’il s’agisse d’un projet parental, de la vie familiale ou des difficultés rencontrées face au regard social et aux discriminations. Selon l’Insee, environ 31 000 enfants, dont 26 000 mineur·es, vivaient avec un couple de même sexe en France en 2018. Ce chiffre décrit une partie de la diversité des familles.

J’accueille aussi les personnes transgenres, notamment les hommes trans (FtoM) et les femmes trans (MtoF), ainsi que les personnes non binaires. L’accompagnement peut porter sur le rapport au corps, les changements relationnels et familiaux, ou les difficultés sociales et d’accès aux soins rencontrées au cours d’une transition. Ces expériences peuvent être explorées librement, dans le respect de l’identité, du rythme et des choix de chacun·e. Je précise ne pas délivrer d’attestation destinée à appuyer une intervention chirurgicale dans le cadre d’une transition de genre. Si votre chirurgien·ne vous demande une attestation, merci de vous rapprocher d’un·e médecin psychiatre pour cette demande.

Anxiété, trouble de l'humeur & insomnies

Vous êtes confronté·e à l’anxiété, à des insomnies, aux crises d’angoisse et aux attaques de panique, ainsi qu’aux phobies sociales, aux TOC, aux épisodes dépressifs, aux conduites addictives ou aux pensées suicidaires ?

Le travail thérapeutique vise notamment à comprendre les mécanismes qui entretiennent la souffrance, à développer des stratégies adaptées et à retrouver progressivement un équilibre dans la vie personnelle, relationnelle et professionnelle. Les attaques de panique, par exemple, se caractérisent par une montée soudaine de peur intense, accompagnée de manifestations physiques comme des palpitations, des sensations d’étouffement, des tremblements ou des vertiges. Sur le plan neurobiologique, elles impliquent plusieurs réseaux cérébraux : l’amygdale participe à la détection des menaces, l’insula à la perception des sensations internes du corps et le cortex préfrontal à l’évaluation de la situation et à la régulation émotionnelle. L’hypothalamus et le tronc cérébral contribuent aux réponses corporelles d’alerte, notamment aux modifications du rythme cardiaque et de la respiration. Ces mécanismes peuvent s’activer en l’absence de menace immédiate, comme une alarme devenue trop sensible. Les sensations corporelles peuvent alors être interprétées comme dangereuses, ce qui amplifie la peur et entretient un cercle vicieux entre symptômes physiques, pensées alarmantes et anticipation d’une nouvelle crise. Comprendre ce fonctionnement constitue une première étape pour retrouver confiance dans ses capacités à traverser l’anxiété. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) permettent de travailler sur les interprétations catastrophiques, la peur des sensations corporelles et les conduites d’évitement, notamment grâce à des exercices d’exposition progressifs, construits ensemble. La HAS identifie les TCC parmi les traitements du trouble panique dans son guide consacré aux troubles anxieux. Elle mentionne également la régulation respiratoire et la relaxation, qui peuvent être intégrées comme outils psychocorporels complémentaires pour agir sur l’hyperventilation et les tensions.

L’accompagnement se construit au rythme de chacun·e, avec des outils utilisables au quotidien pour réduire la peur des crises, reprendre les activités évitées et retrouver une plus grande liberté dans ses choix. Lorsque les manifestations physiques sont nouvelles ou inhabituelles, une évaluation médicale permet de vérifier leur origine et d’adapter les soins.

Cette anxiété peut également se prolonger au moment du coucher : les pensées tournent en boucle, les événements de la journée sont repassés mentalement et les difficultés du lendemain anticipées. Les consultations permettent d’explorer les difficultés d’endormissement, les réveils nocturnes et la peur de ne pas dormir, qui peut elle-même entretenir la tension. Nous examinons les liens entre sommeil, préoccupations et habitudes quotidiennes. Un suivi médical est fortement recommandé.

Au-delà des manifestations anxieuses, les consultations permettent aussi d’aborder le découragement, le sentiment d’impasse et les pensées suicidaires qui peuvent accompagner certaines périodes de souffrance. En France, 8 848 décès par suicide ont été recensés en 2023, soit un taux standardisé de 13 décès pour 100 000 habitant·es. Formé à la prévention du suicide, j’ai reçu à plusieurs reprises des patient·es qui, à leur souffrance, ajoutaient une culpabilité d’éprouver des pensées suicidaires, parfois renforcée par les réactions de leur entourage. Ces pensées méritent d’être accueillies avec sérieux, respect et sans jugement. L’accompagnement offre un espace pour en parler ouvertement, évaluer le risque suicidaire, identifier les soutiens disponibles et construire ensemble des moyens de protection, en lien avec d’autres professionnel·les lorsque cela est nécessaire. L’objectif est de permettre à la personne de trouver du soutien, d’alléger sa souffrance et de retrouver progressivement des perspectives.

Si vous avez des pensées suicidaires ou si vous vous inquiétez pour un·e proche, vous pouvez appeler le 3114, le numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24 h/24 et 7 j/7 en France, pour échanger rapidement avec un·e professionnel·le formé·e.

Approches psychocorporelles & image du corps

Vous vous sentez complexé·e par l'image de votre corps ? Vous vivez difficilement une transformation corporelle, une intervention chirurgicale dont le résultat vous fait souffrir, ou des difficultés dans votre intimité et votre sexualité ? Vous cherchez à vous sentir plus à l’aise dans votre corps et dans le regard que vous portez sur vous-même ?

Dans ma pratique, j’ai accompagné des personnes dont la souffrance concernait le corps, les émotions et les représentations de soi : surpoids, obésité, troubles des conduites alimentaires (TCA), variations importantes de poids ou difficultés à accepter son apparence. Les consultations ont également permis d’aborder des préoccupations corporelles envahissantes, notamment dans des situations de dysmorphophobie, lorsque la perception d’un défaut physique devient une source majeure de détresse, de vérifications ou d’évitement.

Ces expériences ont parfois été liées à une maladie, un handicap, un accident, au vieillissement ou à une intervention chirurgicale vécue comme ratée, en raison de complications ou d’un résultat éloigné des attentes. J’ai aussi accompagné les changements du rapport au corps survenant au cours de traitements tels que Wegovy, Ozempic ou Mounjaro (GLP-1). Une transformation physique, même souhaitée, peut laisser persister un décalage avec la manière de se percevoir, susciter un sentiment d’étrangeté ou modifier les relations avec les autres.

Pour aborder ces décalages, les séances ont associé l’expression du vécu à des outils psychocorporels adaptés aux besoins de chacun·e : relaxation, régulation respiratoire, outils issus des psychothérapies corporelles et des approches sensorimotrices, ainsi que techniques d’ancrage et de conscience corporelle. Selon les situations, j’ai également intégré l’EFT, des techniques de régulation émotionnelle et des outils issus de la psychotraumatologie, notamment lorsque certaines expériences éprouvantes continuaient de se manifester dans les sensations corporelles.

En complément, il est intéressant de se questionner autour de la notion du « Moi-peau » développée par Didier Anzieu. Ce modèle théorique explore la façon dont les expériences de la peau et les sensations corporelles participent à la construction des limites psychiques, du sentiment de sécurité et de l’identité. Il a offert un éclairage pour comprendre certains vécus de vulnérabilité, d’exposition au regard d’autrui ou de difficulté à se sentir en sécurité dans son propre corps. Les personnes qui ont des affections cutanées comme l’eczéma comprennent ce processus.

Dans le prolongement de cette exploration, les consultations ont permis d’aborder les difficultés intimes et sexuelles : gêne à se montrer, peur du jugement, évitement de la proximité, difficultés de désir, anorgasmie, c’est-à-dire difficulté persistante ou impossibilité à atteindre l’orgasme, ou sentiment de déconnexion avec ses sensations. J’ai accompagné la mise en mots des besoins, des limites et des appréhensions, en tenant compte de l’histoire personnelle, de la relation... Souvent, je préconise également une évaluation médicale en amont de nos séances.

L’accompagnement a ainsi porté sur la possibilité de développer un rapport au corps moins dominé par la honte, la surveillance ou la comparaison. L’acceptation a été explorée comme une manière de reconnaître son vécu et ses besoins, sans imposer d’aimer son apparence ni de renoncer à des soins souhaités. Pour les personnes présentant des TCA, cette démarche s’est inscrite, selon les besoins, en lien avec une prise en charge médicale et nutritionnelle. L’objectif thérapeutique était de soutenir une relation à soi plus apaisée et l’intégration progressive des changements corporels, dans le respect du rythme de chacun·e.

Victimologie, psychotraumatologie & accompagnement des auteur·rices

Vous avez subi des violences, une agression, un accident ou une mise à l’écart collective dans votre organisation ? Vous êtes en arrêt maladie depuis plusieurs mois et la perspective de retourner sur votre lieu de travail déclenche une angoisse intense ? Vous cherchez un accompagnement pour comprendre les conséquences de ces événements et retrouver des repères ?

Dans ma pratique, j’ai accompagné des personnes victimes de violences, d’agressions, d’accidents ou d’événements traumatiques, ainsi que des personnes engagées dans une procédure judiciaire. J’ai également reçu des personnes décrivant un harcèlement, des humiliations répétées ou des phénomènes de « lynchage » collectif au sein de leur organisation : dénigrement, discrédit professionnel, exclusion des échanges, accusations répétées ou isolement face à un groupe. Certain·es étaient en arrêt maladie depuis plusieurs mois et ne parvenaient plus à envisager un retour sur leur lieu de travail, tant celui-ci était associé à la peur, à la honte ou au sentiment d’insécurité. Face à ces expériences, les consultations ont permis de mettre en mots les événements et leurs répercussions : hypervigilance, souvenirs envahissants, troubles du sommeil, crises d’angoisse, perte de confiance ou difficultés relationnelles. J’ai aidé ces personnes à comprendre leurs réactions, à retrouver des moyens de régulation et à distinguer les conséquences psychiques des événements des difficultés encore présentes dans leur environnement. Cette démarche a tenu compte des conditions réelles de sécurité, sans faire du retour dans l’organisation un objectif imposé.

Pour accompagner les conséquences traumatiques, j’ai associé, selon les situations, une approche clinique en victimologie, des outils de psychotraumatologie et des séances d’EMDR lorsque leur indication était retenue. Les séances ont aussi offert un espace pour réfléchir à la suite du parcours : poursuite de la récupération, préparation d’une reprise, aménagements, mobilité ou départ, en articulation avec les professionnel·les compétent·es, notamment le·la médecin traitant·e et le·la médecin du travail. Lorsque ces événements s’inscrivent dans une procédure judiciaire ou une demande d’indemnisation, l’accompagnement tient également compte des démarches, de l’attente et des émotions qu’elles peuvent susciter. Après un accident de la route, une agression ou dans le cadre d’une procédure d’indemnisation, un devis préalable peut être établi afin d’être transmis à l’assurance ou à l’organisme susceptible de prendre en charge tout ou partie des frais de suivi.

Dans le prolongement de cette démarche, l’accompagnement des auteur·rices constitue également, pour moi, un volet de la prévention des violences. J’ai reçu des personnes ayant commis des violences ou des infractions, dans le cadre d’une démarche volontaire ou d’une mesure judiciaire d'injonction de soins. Les consultations ont permis d’explorer leur histoire et la manière dont les comportements violents ont été appris et se sont installés : modèles relationnels, violences subies ou observées, place du conflit et du pouvoir, façons d’exprimer les émotions. Ces éléments sont explorés dans la singularité de chaque parcours : avoir subi des violences ne conduit pas nécessairement à en commettre. Comprendre cette histoire permet d’identifier les mécanismes du passage à l’acte, sans justifier les violences ni atténuer la responsabilité de la personne. À partir de cette compréhension, j’ai accompagné la reconnaissance des actes commis et de leurs conséquences pour les victimes, le repérage des situations à risque et l’apprentissage d’autres façons de faire face à la frustration, au désaccord ou au sentiment de rejet. Cette démarche associe régulation émotionnelle, respect des limites d’autrui et responsabilisation, afin de prévenir la répétition des violences. L’accueil sans jugement de la personne permet d’aborder les actes avec clarté et d’en soutenir la remise en question.

Pour les accompagnements relevant d’une mesure judiciaire, il est demandé d’apporter au premier rendez-vous le jugement, l’ordonnance ou, le cas échéant, un courrier du SPIP précisant le cadre de la mesure . Les modalités du suivi, la confidentialité et ses limites sont alors explicitées dès le début de l’accompagnement.

Supervision & soutien des professionnel·les du soin, du social et de la justice

Certaines situations continuent de vous occuper après votre travail ? Vous ressentez le besoin de prendre du recul sur votre posture, vos décisions ou les émotions suscitées par les personnes que vous accompagnez ? Vous êtes régulièrement confronté·e à des récits de violence, à la détresse ou à des situations qui mettent à l’épreuve vos repères professionnels ?

Cet espace s’adresse notamment aux métiers et fonctions suivants :

- Soin et santé : psychologues, médecins généralistes et spécialistes, internes en médecine, infirmier·ères, aides-soignant·es, sages-femmes, cadres de santé, personnels des urgences et de réanimation, ambulancier·ères, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotricien·nes, orthophonistes et professionnel·les des soins palliatifs.

- Fonctions hospitalo-universitaires : professeur·es des universités-praticien·nes hospitalier·ères (PU-PH), maître·sses de conférences des universités-praticien·nes hospitalier·ères (MCU-PH), chef·fes de service et responsables d’équipes hospitalières, enseignant·es chercheur·es.

- Social et médico-social : assistant·es de service social, éducateur·rices spécialisé·es, moniteur·rices-éducateur·rices, éducateur·rices de jeunes enfants, accompagnant·es éducatif·ves et sociaux·ales, conseiller·ères en économie sociale et familiale, intervenant·es à domicile et professionnel·les de la protection de l’enfance, du handicap, de l’addictologie, de l’hébergement et de l’insertion.

- Directions sociales et médico-sociales : directeur·rices d’ESAT, d’EHPAD, d’IME, de foyers de vie ou de maisons d’accueil spécialisées, chef·fes de service et responsables de structures d’accompagnement.

- Justice et accompagnement des victimes : magistrat·es, avocat·es, greffier·ères, jury d'assises, conseiller·ères pénitentiaires d’insertion et de probation, personnels pénitentiaires, éducateur·rices de la protection judiciaire de la jeunesse, personnels pénitentiaires, personnels intervenant en établissement pénitentiaire pour mineur·es (EPM), comme celui de Meyzieu, juristes et intervenant·es des associations d’aide aux victimes.

- Associatif et humanitaire : salarié·es et bénévoles d’associations, écoutant·es de lignes d’aide, intervenant·es auprès de personnes victimes de violences, de personnes exilées ou en situation de précarité, équipes humanitaires, coordinateur·rices de programmes et responsables associatif·ves.

- Éducation et accompagnement des jeunes : enseignant·es, conseiller·ères principal·es d’éducation, psychologues de l’Éducation nationale, personnels de santé scolaire, professionnel·les des services de santé étudiante, référent·es handicap, formateur·rices et responsables pédagogiques.

- Secours et sécurité : sapeur·ses-pompier·ères, secouristes, personnels de régulation des appels d’urgence, policier·ères, gendarmes et professionnel·les intervenant lors d’accidents, de violences ou de décès.

- Défense et milieu militaire : militaires en activité ou de retour d’opération, personnels du Service de santé des armées, cadres et responsables d’unité.

- Encadrement et soutien des équipes : responsables de service, managers, professionnel·les des ressources humaines, référent·es harcèlement et discriminations et représentant·es du personnel.

- Personnes en formation : étudiant·es en psychologie, médecine, soins infirmiers ou intervention sociale, internes, élèves avocat·es, personnes en formation à la magistrature et stagiaires de master en fin d’études.

Au-delà de la diversité de ces fonctions, les rencontres offrent un espace pour élaborer les situations rencontrées, interroger ses choix et comprendre les enjeux de la relation professionnelle. Selon le métier et la demande, elles relèvent d’une supervision clinique, d’une analyse des pratiques ou d’un soutien psychologique. Le cadre est défini ensemble, en tenant compte de vos responsabilités et de votre contexte d’exercice.

En supervision, les échanges portent sur les questionnements cliniques et relationnels, les limites de l’intervention, les décisions difficiles et les enjeux éthiques. Pour les psychologues et les professionnel·les du soin, ils permettent également d’explorer les mouvements transférentiels et contre-transférentiels, notamment lorsque la relation suscite une implication intense, un sentiment d’impuissance ou une difficulté à maintenir le cadre. Pour les personnes en responsabilité, les rencontres permettent aussi d’aborder les dilemmes institutionnels, les tensions d’équipe et la solitude dans la fonction. Cette réflexion ouvre également sur les effets de l’exposition répétée à la souffrance d’autrui. Le traumatisme vicariant désigne les transformations durables qui peuvent affecter la perception de soi, des autres et du monde au contact des expériences traumatiques des personnes accompagnées. Les récits entendus ou les dossiers consultés peuvent ébranler le sentiment de sécurité, la confiance et les repères professionnels. Cette exposition peut aussi s’accompagner de manifestations de stress traumatique secondaire, comme des images intrusives, des troubles du sommeil ou une vigilance accrue. Ces phénomènes dépendent des situations et des missions exercées ; ils ne se confondent pas avec le seul épuisement professionnel.

À partir de ces expériences, la supervision permet de repérer les situations qui débordent le cadre professionnel, de mettre en mots leurs résonances personnelles et d’identifier les appuis disponibles. Nous examinons les possibilités de relais, les limites à poser et les conditions nécessaires pour continuer à exercer sans rester seul·e face aux situations difficiles. Cette démarche tient compte des contraintes institutionnelles, de la charge d’activité et des ressources collectives, afin que la prévention ne repose pas uniquement sur la personne. Lorsque la demande concerne davantage une souffrance personnelle ou ses répercussions sur la vie privée, un accompagnement psychologique et psychothérapeutique peut être engagé dans un cadre distinct de la supervision, précisé ensemble. Les rencontres se déroulent au cabinet à Lyon 3ᵉ ou à distance en visioconférence, dans le respect de la confidentialité et de l’anonymat des personnes dont les situations sont évoquées.